Ca faisait longtemps que je n'avais plus rien écrit sur ce blog, du moins un texte. Faut dire, mes critiques n'intéressent personne et ma vie est ailleurs donc que raconter de beau sur ce blog ? Bien sûr, j'ai voulu parler de la fête du cinéma mais bon, il n'y avait pas grand-chose à raconter. Pour ce qui est du WAMD, l'édition 2009 était trop pourrie pour valoir la peine que j'en parle, 3 films intéressants sur 12, faut le faire ; surtout que je n'ai pu en voir que 2 suite à une obligation de présence à un anniversaire de mariage.
Non, ce qui me pousse à écrire quelque chose ici est tout autre. Alors mettons-nous en situation d'abord. Le 14 aout 2008, j'apprenais en même temps que le monde entier que la Warner, pour des raisons commerciales, repoussaient la sortie d'Harry Potter (sixième du nom) jusqu'en juillet. En mars, on apprenait avec horreur que contrairement à tous les autres HP qui étaient interdits aux moins de 13 ans, celui-ci était tout public, pourtant à la base, il est bien plus violent selon le bouquin. Alors n'ayant pas pu aller à l'AP mondiale à Anvers le 4/07 pour des raisons familiales, n'ayant pas pu aller à l'AP belge à Kinépolis samedi dernier pour faute de peu de renseignements, et n'ayant pas pu y aller ce dimanche à Imagix pour cause de départ en vacs, me voilà en Espagne sans avoir vu HP6 se jouant sur les écrans du monde entier. L'année passée, je m'étais retrouvé dans une situation à peu près pareille avec le Dark Knight. Sauf qu'ici, il fut incapable pour moi de résister, d'attendre mon retour en Belgique. Pourquoi ? Parce que contre toutes attentes, HP6 bénéficie de critiques élogieuses telles que n'en ont jamais connu les autres épisodes de la série. Il m'était impossible de patienter. C'est alors que j'ai été voir Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, ici, en Espagne, à Gran Canaria, à Las Palmas en espagnol.
Ce fut une journée bien mouvementée d'ailleurs durant laquelle j'ai mis en pratique mon espagnol comme je ne l'ai jamais mis en pratique auparavant. Alors avant la critique, parlons un peu de cette journée dans les grandes lignes. Après avoir passé 4h à rouler dans les chemins sinueux des montagnes (un trip de mon père ça), nous voilà enfin arrivé à Las Palmas. Il est 15h30 quand je pénètre dans le centre commercial abritant le cinéma « Cinesa – El Muelle ». A 15h50, les grilles s'ouvrent, je prends mon ticket, achète des popcorns (pas terrible d'ailleurs, ils étaient salés... -_-') et m'installe dans la salle. Quelques pubs pour la multinational comportant le cinéma et des bandes annonces en espagnol et enfin, les lumières s'éteignent pour faire place au film. Je passe les détails mais directement en sortant de salle, j'ai du choper un taxi pour l'hopital parce qu'entre-temps, le père de mon ami, fils du second couple partant avec nous en vacances, avait fait un malaise et était aux urgences. Là bas, j'ai servi d'interprète avec les médecins, trop fier XD. Une bonne grosse compréhension à l'audition de 2h30 et pour finir, beaucoup d'expressions orales pendant toute la journée...
Peur, voilà ce que j'ai ressenti lorsque j'ai appris que le film allait bénéficier d'un visa général pour son exploitation en salles aux Etats-Unis et non d'une interdiction aux moins de 13 ans non accompagnés comme le furent classés les 5 précédents opus. HP6 est censé être encore plus noir que les précédents et il bénéficie d'un visa général ? Oui, ça fait peur, surtout quand on sait que les producteurs visent toujours un public plus large pour remplir le tiroir caisse. Autres choses qui faisaient peur d'ailleurs : le scénario, le montage et la photographie. Pourquoi cela ? Il suffit de revoir HP5 pour se rendre compte des gros défauts qu'il démontrait. D'une part, le scénario, beaucoup trop modifié par rapport au bouquin et ce, d'une manière affligeante et indigne. Le montage, trop charcuté (merci Warner d'avoir amputé 40 minutes de films), trop rapide, pas de rythme constant. Et la photo bien moche, pas sombre du tout, pas entrainante, pas « magique », bref, une photo indigne pour un film du genre d'Harry Potter.
Une claque, une grosse claque. Harry Potter 6 est une grande réussite en tout point. Bien sûr, niveau adaptation scénar, on aurait pu faire mieux, il y a des lacunes certes. Mais, calibrer 600 pages en 2h30 avec un rythme constant, faut quand même y arriver. Certes comme chaque adaptation, il en résulte de quelques modifications de la trame de l'histoire, de la suppression de séquences ainsi que de leurs réductions. Mais au moins, niveau scénar, ça tient la route. OK, l'intrigue du Prince est fort mise de côté, ok il n'y a pas beaucoup de scènes de Quidditch, ok il n'y a pas une mini bataille dans Poudlard pendant la fuite du Prince. Mais il faut quand même avouer que c'est vachement bien condensé et ce, grâce à un bon scénario, une bonne réalisation et un bon montage. On sent bien l'effet transitoire qu'apporte le film à la saga entre le 5 et le 7, tout comme on le ressent à travers le roman. Mais le plus bluffant, le plus impressionnant demeure la photographie. OMG (genre gros geek), je ne sais que dire d'autre si ce n'est WOW. Quelle image, quelles couleurs, quels plans, quels cadrages, c'est du grand art, c'est nickel, c'est... Magique. Magique, un mot très important dans l'univers d'Harry Potter. Jamais cet esprit n'eut atteint son apogée dans les précédents opus. Certes, la photo des précédents donnaient cet air avec le 3 en première position (niveau image/photo bien entendu) et le 5, tout au fond du trou. C'est dans un climat magique que David Yates nous berce pendant 2h33. Pour ce qui est de l'actorat, une fois de plus rien à dire. Et la BO dans tout ça ? Une claque, également à vrai dire. La Warner aurait tiré de bonnes conclusions suite à la tournure qu'a pris le BO score du Dark Knight l'an dernier ? On dirait bien, on nous offre ici, une BO somptueuse et différente de celle des précédents opus. Une BO se jouant des émotions transcendant des acteurs, de leurs expressions et de la photographie. Tout colle parfaitement et on est transporté à travers l'aspect dramatique de la saga. La Catharsis Photo/BO est alors atteinte lors du lever de baguettes dans la cour du château. Sans doute, la meilleure scène du film, une séquence d'une grande émotion, une séquence qui se jouera de la sensibilité de tout un chacun. Une réussite, tout simplement et cela augure que du bon concernant la suite. Suite qui je l'espère tiendra ses promesses comme ce sixième opus.
PS : Vu les réactions de certains, je suis tout indiqué à accepter vos protestations face à ma critique élogieuse ^^

